LE PRIX DE L'EAU

 

DECISIONS PRISES EN ASSEMBLEE DES HABITANTS LE 15 FEVRIER 2016

 

1. Nous voulons que jusqu’au 1er avril, le calcul de la consommation d’eau soit repris comme avant : relevé du compteur général de l’immeuble, divisé par les millièmes de chaque appartement. A partir du 1er avril, relevé de

l’index de chaque compteur individuel (c'est maintenant faisable à distance), en accord avec le locataire, et début du relevé individuel à partir de cet index.

 

2. Le changement de facturation pour l’eau constitue une modification du bail. La signature de représentants d’associations que nous ne connaissons pas, que nous n’avons pas élus, et qui ne nous ont jamais

informés, ne nous engage pas.

 

3. Nous rappelons notre refus de la facturation semestrielle ou trimestrielle. Nous voulons que la facturation de l’eau soit dans les charges mensuelles avec le loyer comme c’était auparavant. D’autres sociétés HLM travaillent

avec la même société d'eau et font payer la consommation dans les charges. C’est donc possible.

 

Nous avons décidé de nous retrouver tous pour aller ensemble aux Chalets à

 

Basso Cambo, pour cela RENDEZ-VOUS : MERCREDI 24 FEVRIER à 10 Heures Place ABBAL

 

Nous invitons tous les locataires de Bellefontaine, Reynerie et des Vergers à se joindre à nous.

 

Nous prévenons la presse. Faites-le aussi savoir autour de vous et venez nombreux.

 

Prochaine réunion : lundi 22 février à 18 H

 

LES OUVRIERS, LA POLICE, LA PAIX.

 

Ce texte vient après des discussions qui ont eu lieu entre des ouvriers qui travaillent sur des chantiers, mais qui concernent tout le monde.

 

Elles ont été suscitées par un ouvrier, mais également formulées par des dizaines d’autres,  en réponse à l'exaspération au sujet des contrôles de police qu'ils subissent ou dont ils sont témoins. En effet, avec l'état d'urgence, et le fait que le gouvernement dise « on est en guerre », police et gendarmerie se mettent de plus en plus souvent à certains rond-points dès 6 h du matin et arrêtent les véhicules de chantier, vérifient identités, papiers et contrats des ouvriers. C'est présenté comme normal et nécessaire.

 

Beaucoup disent entre eux : « on n'est pas des assassins, on n'est pas en guerre, on cherche pas d'histoires : on va au travail pour gagner notre vie, c'est tout ! Qu'on nous laisse tranquilles ! ».

 

Les discussions ont alors porté sur la nécessité de se rencontrer pour travailler à ce que les rapports entre les gens soient pacifiés et que certaines personnes ne soient pas tracassées ou persécutées pour leur origine, leur religion, leur lieu d'habitation, leur travail etc...

 

A cette proposition, la réponse a été : « c'est l'Etat qui décide et il n'écoute rien » et aussi : « de tout façon, l'Etat fait sans nous, il ne prend en compte rien de ce que nous vivons ».

 

Raisonner ainsi amène à ne rien faire : on tourne en rond, on rumine, on subit, on va au travail en étant surveillés et contrôlés par la police... et on continue à s'énerver contre l'humiliation que ça fait vivre.

 

C'est vrai que c'est l'Etat qui décide de mettre la police aux ronds-points, et ainsi désigne les ouvriers comme des dangers et des ennemis possibles ( peut-être parce que beaucoup sur les chantiers sont « basanés » ? ).

 

Mais nous qu'est-ce qu'on peut décider ? Il y a des choses qui sont possibles : par exemple ce texte que vous lisez, fait pour dire ce qu'on pense de ces contrôles injustifiés.

 

On peut très bien décider, si ces contrôles perdurent, d'appeler ceux qui veulent à être présents aux rond-points pour montrer qu'il n'est pas normal de tracasser des ouvriers à 6h du matin ! De telles choses peuvent se discuter, s'organiser. Et en faisant cette proposition, on commence déjà à sortir de la prison où la politique du gouvernement veut nous mettre.

 

C'est vrai aussi que l'Etat fait sans les gens ! Mais nous qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on essaie de mettre en place, entre ceux qui ont des choses à dire, pour gagner le respect et imposer la paix ?

 

Nous avons décidé de soumettre ces points au débat public. C'est un appel à se mettre au travail sur des questions aussi importantes. Il ne suffit pas de dire : « l'état d'urgence c'est dangereux » et « l'Etat ne nous écoute pas ».

 

IL FAUT AUSSI DIRE CE QU'ON A À DIRE, FAIRE CE QU'ON PEUT FAIRE.

 

« Ceux qui veulent le pays pour tous »

 

Mail : ouvriersgensdici@free.fr ; Site : www.ouvriersgensdici.net ; Tél : 06-13-06-94-62 Toulouse, le 30/01/2016

 

Suite aux événements du 13 novembre,

nous avons reçu ce texte sur la guerre 

Qu'est-ce que la guerre aujourd'hui ?



Qu'est-ce que la guerre aujourd'hui ?

Et de la nécessité de penser une politique de paix.

1°) Nous avançons le point suivant : la guerre est entrée dans la pratique quotidienne de nombreux

Etats, car elle est devenue, pour ces états, pour les gouvernements de ces états, la politique elle même.

La pensée qu'ils ont de ce que doit être la politique aujourd'hui se concentre dans la guerre.

C'est là une situation nouvelle, certainement ouverte au niveau mondial par l'administration Bush.

Cela a pour conséquence immédiate, et vérifiable, de faire vivre des populations entières en état de

tensions et de guerre permanente (états et pays détruits, bombardements, drones, bases militaires

consolidées un peu partout...).

Que la guerre soit devenue le seul possible politique pour les Etats a pour conséquence qu'elle est

entrée aussi dans le quotidien des gens, et ce faisant, elle est devenue un possible envisageable : elle

est devenue subjectivement possible, donc faisable.

2°) Cette situation demande de s'interroger sur la notion de guerre elle-même aujourd'hui. Les

guerres contre l'ex Yougoslavie et ensuite l'Irak ont ouvert une nouvelle approche, où les guerres ne

sont plus déclarées, ne se font plus d'Etat à Etat. Elles n’ont plus pour but d’aboutir à une nouvelle

paix, comme c’était le cas jusqu'alors, mais sont des guerres sans fin, menées au nom d’une

« morale » (pour rendre la justice, répandre la démocratie, punir le mal au nom du bien, supprimer

un dictateur...) et instaurent le chaos de façon durable.

3°) Quand nous parlons de politique de guerre, il faut l'entendre comme se déployant à la fois à

l'extérieur des frontières, par rapport aux autres états (plus faibles) et aux peuples, mais aussi

contre les populations à l'intérieur, ou du moins à l'encontre de pans importants de ces

populations. Ce point est plus difficilement pensé et partagé.

4°) La politique gouvernementale est en France, depuis avant la fin de l'ère Chirac, axée sur un

rapport tendu à la population : tout se pense et se règle dans la tension, dans l'exacerbation des

contradictions.

Dans la logique de l'état de classe du 20° siècle, de l'ouvrier au bourgeois, chacun était reconnu,

assigné à une place où il devait rester. Aujourd’hui, de plus en plus de gens n’ont plus de place

reconnue et sont désignés comme inutiles, en trop, criminalisés, hors pays. Gouvernement après

gouvernement, les politiques ont construit la figure de l’ennemi intérieur, et a nommé ceux qui en

feraient partie et les catégories idéologiques pour le penser (le discours de Sarkozy à Grenoble étant

le point d'orgue de ce processus) :

• Par exemple, les jeunes des milieux populaires, constitués en une catégorie dangereuse les

«jeunes de banlieue» ; mais aussi les ouvriers qui n'ont pas la nationalité française,

«clandestins» en puissance, précarisés par des lois très dures pour le renouvellement de leur

titre de séjour (pour beaucoup tous les ans) ; les chômeurs présentés comme fraudeurs et

profiteurs à qui sont imposés de plus en plus des stages dits de « reconversion » qui ne

correspondent à rien ou a des missions précaires etc...

• Le choix après les meurtres de Janvier de tout expliquer par le doublet terrorisme/laïcité. On

en voit l'impasse et les tensions ouvertes à l’encontre des musulmans ; dans la foulée, le

doublet terrorisme/jihadisme a permis l’instauration des lois liberticides dites sécuritaires

sous le pretxte que l'on serait en guerre.

Cette pensée en termes guerriers des situations se manifeste ouvertement dans la politique de

rejet et de violence à l’encontre des réfugiés, abandonnés en mer et rejetés sur terre, ce qui

s'apparente à des meurtres de civils.

Cette situation de guerre menée par l'Etat, structurée par les thèmes du sécuritaire et de

l’immigration relayés par les partis, a aussi pour conséquence de donner corps à l’extrêmedroite.

C’est le choix d’aviver systématiquement les tensions qui permet à l’extrême-droite

d'exister et non l’inverse.

Est-ce que tout cela peut se nommer politique de guerre en direction de la population ?

5°) Si les points avancés sont avérés, il faut s'interroger sur la nécessité et la possibilité d'une

politique de paix, non pas un pacifisme sans principes, mais l’élaboration, en positif, de points

précis.

Est en jeu la capacité des gens eux-mêmes à penser et à s'organiser sur ce qui, en France

aujourd'hui, là où nous pouvons agir, fait avancer le respect et le compte des gens. Une première

décision étant d'affirmer, en situation, que la vie de chacun compte.


Nous proposons d'en débattre lors de la Rencontre du Jeudi 26 Novembre 2015, à 18h30.

Espace DURANTI, salle au 3° étage

Rue du Lieutenant Colonel Pelissier,

Métro Capitole, Toulouse

 

Dans le cadre des "Rencontres pour penser l’Aujourd’hui", proposées par "CEUX QUI VEULENT LE PAYS POUR

TOUS".

Toulouse, le 07/11/2015

Site : www.ouvriersgensdici.net

Mail : ouvriersgensdici@free.fr

Tél : 06-13-06-94-62

TEXTE de l'ASSEMBLEE PARENTS/ENSEIGNANTS/HABITANTS

envoyé à Reynerie Miroir le 25/05/2015

 

 

NOUS NE VOULONS PAS D’UN PAYS ENNEMI DE SES ENFANTS !

1. Un enfant = un enfant. Ceci peut sembler une évidence, mais tout dans la société actuelle et le système scolaire va à l’encontre de cette affirmation. C’est pourquoi il faut le redire haut et fort. Affirmer qu’un enfant = un enfant, c'est

·    affirmer que tous les enfants du pays ont droit à la même instruction, quels que soient leur nationalité, leur état de santé, leur statut administratif....

·    affirmer qu’on ne peut et ne doit pas demander à des enfants de se comporter en adultes, les obliger à des choix qui les bloquent, en exigeant qu’ils se justifient sur leurs origines, leur religion ou celle de leur famille, leur façon de vivre, etc...

·   affirmer que la mixité sociale est un leurre : les riches ne mettront pas leurs enfants dans les écoles des quartiers populaires, et si leurs enfants réussissent mieux, c’est aussi parce qu’ils ont les moyens de les aider à surmonter leurs difficultés. En réalité, aujourd’hui, « mixité sociale » signifie « mixité ethnique ». C’est une façon de faire porter l’échec de l’école sur les enfants eux-mêmes et leurs familles, présentés comme par nature incapables de s’adapter à l’école.

·    Et c’est affirmer qu’il faut en finir avec les appellations stigmatisantes (ZEP, Réseau Education Prioritaire etc) qui enferment les enfants des quartiers populaires dans des groupes prédéterminés, en les présentant comme des élèves à part, différents, nécessitant des professeurs spécialisés.

Il ne doit y avoir qu'une seule école, qui prend en compte les besoins de chaque enfant, où qu’il vive en France.

2. Les enfants des quartiers populaires, les enfants d’origine arabe, africaine, chinoise, rom.... sont tous des enfants du pays, déjà français pour la plupart. Il faut arrêter d’en faire une catégorie spéciale : « jeunes de banlieue ». Est-ce qu’on parle de « jeunes de centre-ville », de « jeunes des campagnes » ?

·   Refuser les appellations qu’on nous donne et qu’on donne à nos enfants (habitants des cités, musulmans, immigrés....),

·   se penser soi-même comme étant du pays, permettre à ses enfants de se penser comme français, même s’ils n’ont pas encore la nationalité, c’est essentiel, car alors on ne voit pas les choses de la même façon : si on commence à se penser comme étranger, ou à penser aux autres comme à des étrangers, alors on favorise le courant racialiste, l’idée que les gens seraient « génétiquement différents », selon leur origine ethnique, leur culture, leurs coutumes... Et ça finit forcément par l'opposition des uns contre les autres, par l’enfermement des enfants dans leur groupe, leur quartier, par les priver d’avenir.

3. Il n’y a pas d’ennemi intérieur. Il faut arrêter avec ce délire de la 5ème colonne, arrêter de voir des djihadistes à tous les coins d’immeuble, de considérer des enfants comme des graines de terroristes ! La plupart des gens veulent vivre tranquillement. La vraie solution est de rétablir les liens, de créer des lieux comme notre Assemblée, qui réunit des gens divers (parents, enseignant(e)s, habitant(e)s, de tout âge et origine), où on peut se parler en confiance, réfléchir à la situation, démêler les fils, dire ce qu’on pense, trouver les points sur lesquels s’appuyer pour avancer dans la situation. Il y a urgence à s'y mettre.

4. L’école ne doit laisser aucun enfant sur le bord de la route. Ce n’est pas normal que des enfants soient abandonnés par l’institution, que certains soient déscolarisés, se retrouvent quasiment ignorants à la sortie de l’école. Le rôle de l’école c’est de scolariser tous les enfants du pays, et de donner à chacun les mêmes connaissances pour qu’il puisse ensuite trouver sa place dans la société, sans décider à l’avance de ce que sera cette place.

5. Ces points sont des affirmations, des angles d’attaque pour aborder et réfléchir les situations pratiques, s’y confronter et trouver des solutions. C’est important de s’en emparer et de les mettre en débat, parce que ce qu’on pense a des effets. Si c’est l’idée qu’aucun enfant ne doit rester sur le bord de la route qui se répand, cela implique un type d’école différent de celui qui se met en place. Et ça, c’est de notre responsabilité, à nous parents, enseignants, habitants, qui ne voulons pas d’un pays ennemi de ses enfants.

Nous vous invitons à en discuter avec nous, nos réunions sont ouvertes à toutes et à tous sur la base de cet engagement.

 L’Assemblée Parents/Enseignants/Habitants

Pour nous contacter : 06-13-06-94-62 mail : assembleeparentsprofshabitants@gmail.com 

Réaction à la suppression du festival "Les Petites Formes"

"Les Petites Formes"

 

C'est la fin du Festival "Les petites Formes", magnifique initiative de la directrice d'Henri Desbals limogée et en attente de réaffectation.

Quel dommage que cette manifestation tout à fait en accord avec la vision de la culture annoncée par la municipalité : culture populaire ouverte à tous soit annulée !

Les organisateurs ont appris la veille que le Festival prévu du 20 au 30 janvier n'aurait pas lieu et les artistes qui avaient préparé leurs prestations s'en retrouvent lourdement pénalisés. On ne peut pas dire que les décideurs ont mis "les formes ! Espérons que cette décision n'est pas irreversible ! De nombreux habitants sont venus témoigner de leurs désarroi devant cette décision  et leur soutien à la créatrice du Festival "trop créatrice" peut-être ! 

La coordination "Pas sans nous" réagit aux attentats

 

Un massacre odieux a été commis à Charlie Hebdo le mercredi 7 janvier, s’attaquant à la rédaction d’un journal indépendant. Il a entraîné la mort de douze personnes : des journalistes et ceux qui permettaient que ce journal existe.

La coordination « pas sans nous » dénonce avec force cet acte inhumain que rien ne saurait justifier et l’atteinte aux libertés qu’il représente. Nous exprimons nos condoléances et notre solidarité aux familles des victimes.

Nous sommes aussi très inquiets des manipulations et des amalgames qui tentent déjà d’utiliser ce drame dans une logique sécuritaire et islamophobe. Depuis plusieurs mois, la tension raciste et islamophobe ne cesse de s’accroitre et elle pèse tout particulièrement sur les quartiers populaires. Des voix se font entendre pour instrumentaliser cette tragédie et exacerber encore cette tension. Elles cherchent à désigner des coupables et montrent du doigt les quartiers populaires ; elles jouent la stratégie de la division, de la haine et du rejet qui ne contribueront qu’à la montée des extrémismes de tous bords.

Habitants des quartiers populaires, nous voulons manifester dans nos quartiers notre refus de la violence aveugle et marquer notre détermi-nation à faire barrage aux extrémismes et à leur instrumentalisation. Nous sommes les premiers touchés par ces stratégies de tension. C’est ensemble et dans notre diversité que nous pourrons défendre nos valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.


Mohamed Mechmache et Nicky Tremblay

Co-président-e-s de la Coordination nationale "Pas sans nous !"


 

Les textes de la tribune libre parue dans Reynerie Miroir N°9 page 7, ont parfois été tronqués, faute de place, les voici dans leur intégralité

 

 

L’histoire de la république est jalonnée de caricatures et autre points de vues caustiques


Certes l’humour n’est pas une science exacte. C’est un point de vue qui crée la complicité avec l’autre. Et pour rire, il faut être prêt (disposé) à rire. Ca ne marche pas à tous les coups, parce qu’on parle d’émotion, de reconnaissance de soi même dans le langage (parfois l’art) de l'autre, tout comme pour la musique...

J'aime les libertaires, d’une tendresse toute particulière. Je les ai toujours aimés. Ils brandissent devant notre nez des miroirs grossissants et tant pis si on le prend mal, ils n’ont pas toujours tort.

Dotés d'une solide culture, ils connaissent et contestent les systèmes. Ils en fustigent les représentants, non en tant qu'individus mais en tant que symboles d'un processus d’aliénation dans lequel chacun pourrait être enclin à se réfugier par confort et/ou paresse intellectuelle.

N'en déplaise à certains, moi, je maintiens que ces dessinateurs et journalistes sont bien des héros car ils se savaient menacés et ils n'ont pas reculé dans leur idéal de liberté d'expression. 

Je suis Charlie 

C’est notre conception de la Démocratie qui a été attaquée !! 

 

 

Je suis Charlie 

           LES IDÉES CONTRE LES IDÉES,
                        et non les idées contre les hommes !

 

Je suis Charlie 

 Frustrations, discriminations, humiliations... On le sait bien : c'est sur le terreau de la misère et de la ghettoïsation que prospèrent tous les intégrismes.

Bien évidemment, au lendemain de cette immense manifestation historique, de cet élan de fraternité, tout reste à faire : s'attaquer à la racine du mal et pour ce faire, en finir avec l'injustice sociale, un capitalisme destructeur, la xénophobie, le racisme.   

                                                                    S. B. 

         

 

Le lendemain de la tuerie sur Charlie Hebdo, Edwy Plenel de Média Part s'exprime sur France Culture dés 7H du matin :« Nous avons fait une veillée de 2H avec toute la presse, du Figaro jusqu'à L'Humanité …. » et j'ai retenu sa conclusion : 

« arrêtons de créer des monstres, inventons des causes communes ».

J'ai pas pu m’empêcher de repenser aux révoltes de 2005 à la Reynerie. Plus de 100 villes en flammes pendant trois semaines, suite à la mort de deux jeunes poursuivis par la police. Des rassemblements ont eu lieu pour discuter avec ces jeunes, et sur la place Abbal, l'un d'entre eux nous a impressionnés par cette déclaration :

« Pas de blablabla, du boulot ! »

Et il nous expliquait qu'en traversant le parking du supermarché, on pouvait trouver de belles entreprises, mais les jeunes du quartier ne pouvaient pas y rentrer. Alors que d'autres faisaient 50 ou 80 kilomètres pour y venir !

Ce jeune était monté sur un tas de cailloux, il était accroché à un poteau de signalisation et de son bras il indiquait la zone industrielle. Quelle sacrée image. Surtout si on la rapproche de celle bien connue de Jean-Jaurés au prés St Gervais, juché sur un monument en train d'haranguer la foule pour éviter la guerre !


Je crois qu'on a des jeunes Jean-Jaurés dans nos quartiers. Ils n'ont pas un chapeau mou sur la tête, mais ils sont frisés, ils ne sont pas blancs de peau mais basanés.Si on les écoute on pourra bien vivre ensemble en paix, sinon nous créerons des monstruosités. Ça dépend de notre choix.  
On pourrait, par exemple, sur notre quartier, arrêter de démolir des immeubles mais plutôt entreprendre de faire une brèche dans le mur de discrimination qui bloque l'entrée du travail à de nombreux jeunes du 31100 !

                                                                                              J.R.

 

 Un Habitant

 À titre personnel, habitant français d'origine algérienne et de religion musulmane, et bien que je n'ai pas du tout apprécié les caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo, je condamne les crimes perpétrés par trois fous furieux illuminés. Ils ne représentent en aucun cas l’Islam et les musulmans de France qui prône, contrairement à ses fous, la paix, la tolérance, le vivre ensemble, le partage la solidarité et l'égalité, des valeurs qui nous unissent tous et ce, quelque soit sa religion ou son origine.

                                                                 Un habitant du quartier depuis 30 ans